20 août 2012: Naves-Tulle

Étape d’aujourd’hui: Tulle, synonyme de repos, car sur le papier, je n’ai que 7 km à parcourir.
J’avale mon petit déjeuner chez l’abbé Pierre de l’hôtellerie et me mets en route.
Le temps est clément et nous gratifie même de quelques averses ponctuelles qui rafraichissent l’atmosphère.
Tout cela est plaisant et j’ai du baume au cœur car je vais pouvoir profiter de cette coupure pour me poser.
Mais St Jacques, grand patron des randonneurs, a d’autres plans pour moi.
Au bout de quelques km, je me rends compte que je suis sorti de ma coquille, et que ça fait un moment déjà que je ne vois plus le balisage.
Dépité, et n’ayant pas le courage de revenir en arrière pour faire la jonction, j’interpelle un riverain dans un hameau, qui m’explique le chemin à prendre pour se rendre à Tulle, mais par une départementale.
Découragé, je cède, tout en ayant conscience que je vais faire des km en plus.
La route en question serpente et m’oblige à naviguer sans cesse d’une berge à l’autre pour éviter les voitures.
À deux ou trois reprises, je suis obligé de me rabattre sur les côtés, ornés de parterres d’orties urticantes, alors même que j’ai eu la bonne idée de mettre un short.
C’est donc avec les mollets en feu que j’arrive dans les faubourgs de Tulle. J’ai toutefois la bonne surprise de constater que l’établissement où je descend aujourd’hui se trouve en dehors de Tulle, mais du bon côté.
Tiens, bizarre… Tout se passe étrangement bien tout à coup! Qu’est ce que ça annonce?
J’arrive donc à l’hôtel vers 13h. Hôtel qui s’avère être en fait une chambre d’hôte dans un petit manoir du XVème siècle croquignolet et fort à propos baptisé Manoir XV.
L’hôtesse de maison me reçoit.
– Vous êtes la monsieur pour le chambre qui téléphoné? me demande t elle avec un accent anglais à couper au couteau.
– Vous arrivez beaucoup trop tôt, je n’ai pas eu le temps de faire chambre.
Je me disais bien, aussi…
Nous convenons alors que je pose mes affaires dans la maison, et que j’attende dans le jardin que tout soit prêt. Deux heures plus tard elle me signifie que la chambre est prête.
– Est ce que vous faites table d’hôte?
– Non, vous devez aller au centre ville.
En fin d’après midi, donc, je pars en ville sous un soleil de plomb et m’arrête à la première brasserie venue.
L’aller retour me fait faire près de six km…
Je rentre vers 21h.
Ma journée de repos est terminée. Enfin presque… Car au moment de me coucher, je m’aperçois qu’un nouveau grain de beauté a poussé sur le gras de mon ventre.
À y regarder de plus près, il s’agit en fait d’une tique, qui se repaît de mon sang depuis un temps indéterminé. Le spectre de la maladie de Lyme m’apparaît.
Je décide de trucider l’indélicate à la pince à épiler. Manque de chance, la tête reste coincée, et je me bats pendant près d’une heure, à l’aide de ma pince et de la pointe de ma lime en métal, creusant, incisant, charcutant ma poignée d’amour à la limite de ce que je peux endurer.
Sans succès. De guerre lasse, je m’endors avec l’alien planté dans le gras du bide.
Je quitte le manoir le lendemain vers 9h30.

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