16 août 2012: le départ

Amis de la coquille St. Jacques, bonjour!

Cette fois, ça y est !
Muni de mon sac à dos vert pistache et de mon bâton de randonneur de la même couleur – on peut être routard et élégant – je m’avance sur le quai de la gare d’Austerlitz ou l’Intercité n’attend que moi, plus des hordes de sud-ouetistes avé l’acent idoine, pressés de regagner la ville rose.
Une jeune femme m’interpelle pour que je l’aide à hisser sa valise dans le wagon.
– Vous comprenez, avé mes bras tout maigres je risque d’avoir du mal, me lance l’anorexique alors que je m’empare de son énorme valise dans un effort concentré, et manque de me retrouver projeté dans le wagon, vu qu’en fait la valise en question doit peser à peine moins que mon interlocutrice, soit à peu près 5 kg.
Je parviens à ma voiture – 7 place 38 – duo en vis a vis et qu’est ce que je trouve place 38, je vous le donne en mille: un caniche couché bien sagement papattes en rond…à ma place, payée avec mon argent, réservée sur mon ordinateur.
En face du chien à sa mémère … La mémère en question.
– Bonjour mémère … Heu… Madame, est ce que vous pouvez récupérer votre chien, afin que je puisse récupérer ma place, svp?
– Ah mais vous comprenez, c’est que j’ai payé une place pour mon chien.
– Oui,oui, certes mais pas une place assise, et en tout cas pas la 38.
– Ah bon … Ah c’est dur de voyager à notre époque .
À qui le dites vous… Bon… Quatre heures et demi avec mémère et son chien, c’est pas gagné . Je prépare donc mon arsenal anti conversation – lunettes de soleil, casque et iPad – et j’attend le départ imminent du train.
13h53.
Les portes se ferment, le train s’ébranle et au même moment, dans ma zone, une alarme de réveil se met à retentir.
Dans ces cas là, tout le monde scrute et soupçonne tout le monde, prêt à en appeler à l’autorité suprême , j’ai nommé le contrôleur.
Bien entendu, quelques regards s’attardent sur mon sac à dos.
En France, un type avec un sac à dos, c’est soit un sdf, soit un terroriste. Un réveil qui sonne dans un sac à dos ?
Heu… Vous voyez où je veux en venir.
Je reste imperturbable.
Au bout de cinq minutes d’une scène digne de l’ouverture de ” il était une fois l’Amerique “, mémère, aussi imperturbable que moi, décide de chercher quelque chose dans son sac. À l’ouverture de celui ci, le bruit de réveil se fait plus présent.
– Je pense que vous avez un réveil qui sonne dans votre sac.
– Comment?
D’accord, j’ai compris, elle est sourde comme un pot.
Je réitère ma question.
– Ah… C’est mon réveil.
C’est ça… Quatre heures et quelque plus tard, mémère, au final très sympathique et touchante, se lève pour se préparer à descendre et bien entendu , je cours derrière elle pour lui donner son sac à main qu’elle ne manque pas d’oublier en quittant sa place.
Correspondance à Limoges.
Je monte dans le tortillard qui doit m’amener à destination.
J’aperçois un peu plus loin miss 30 kg et sa valise.
J’arrive enfin.
Le taxi m’attend à la gare comme prévu.
-Vous êtes marcheur? me demande-t-il, faisant par là même preuve d’un sens de l’observation aigu.
Arrivée à l’hôtel après 20 km de conversation bon enfant avec mon charmant chauffeur.
– Bonjour Monsieur, vous êtes marcheur ?
Non, je suis représentant en sac à dos vert pistache… Oui, c’est ça.
– Et vous allez où comme ça ?
– À Rocamadour.
– Ouh la la, mais ça fait loin. Mon mari l’a fait il y a quelques années mais à vélo.
J’ai vu le mari le lendemain, un clone de Carlos le chanteur. Alors s’il a fait ça à vélo à mon avis, c’était tout petit et sur le siège bébé.
L’auberge s’avère être un établissement de bonne tenue au rapport qualité prix indiscutable.
La terrasse est pleine, et un moment, avec ce monde, je crains que ma quiétude ne soit perturbée au moment où je regagnerai ma chambre.
Mais non, un peu après 23h, le calme fait place à l’agitation du début de soirée, et je passe une nuit paisible.
Le réveil est tout aussi paisible, puisque vers 8h30 je descend prendre mon petit déjeuner et que j’ai la surprise de trouver un breakfast totalement automatisé avec des plateaux sous cellophane préparés la veille au soir et des machines pour les boissons.
Je suis seul dans la salle. Pas de trace d’un quelconque membre du personnel…
Efficace et insolite.
Je pars vers 9 heures, au réveil des patrons.
Une petite photo souvenir et … Les choses sérieuses démarrent!

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